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  LA PRÉSENCE FRANÇAISE EN ONTARIO : 1610, PASSEPORT POUR 2010  
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OCCUPATION DU TERRITOIRE

Les facteurs économiques

   Le commerce des fourrures

 

 

L'absence de peuplement

Aux XVIIe et au XVIIIe siècles, l'expansion territoriale motivée par le commerce des fourrures amène les Blancs à pénétrer très loin en territoire « ontarien ». Il y a sans doute peu de régions ontariennes qui n'ont pas été traversées par des coureurs des bois ou des explorateurs à l'époque du Régime français. Une quantité phénoménale d'animaux à fourrures est prélevée et bien des forêts sont vidées de leur population de castors. Mais en matière de peuplement, le commerce des fourrures ne laisse que peu de traces sur le territoire « ontarien ». Après la Conquête, le commerce des fourrures demeure une activité économique très importante. Aucun monopole n'est accordé, mais le commerce est principalement concentré entre les mains de deux compagnies qui se livrent une concurrence féroce : la Compagnie du Nord-Ouest ou North-West Company, formée par des marchands montréalais, et la Hudson's Bay Company. De guerre lasse, elles finissent par fusionner en 1821 pour continuer les opérations sous le nom de Hudson's Bay Company (Compagnie de la Baie d'Hudson). De nombreux Canadiens (Canadiens français) sont à l'emploi de l'une ou l'autre des compagnies comme « voyageurs » chargés du transport des marchandises et des fourrures entre les centres de collecte et de distribution que sont Montréal et les postes de la baie d'Hudson, et les postes de traite de l'intérieur. La communauté métisse du Manitoba, un peuplement issu des unions entre coureurs des bois francophones et femmes autochtones, constitue l'héritage le plus tangible de cette activité commerciale en matière de peuplement français. Sur le territoire ontarien, on retrouve également des Métis ici et là sur les rives des Grands Lacs. Quelques anciens « voyageurs » se voient concéder des terres dans la région de Penetanguishene (baie Georgienne) dans les années 1820. Mais ces tentatives donnent peu de résultats. Ces colons ne s'adaptent pas bien à la vie sédentaire et aux exigences de l'agriculture. En somme, le commerce des fourrures qui est le fondement économique de la présence française en Ontario jusqu'au début du XIXe siècle, est peu propice au peuplement permanent. La région de Windsor, où des terres ont été concédées à l'époque du Régime français, fait figure d'exception.

Le commerce des fourrures

 
   
                 
       
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Dernières modifications : 2003.11.01

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Centre de recherche en civilisation canadienne-française (CRCCF), 2003